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Vaccins bébé : le calendrier et les infos clés pour les parents

L'équipe de rédaction de MEDADOM
16 janvier 2026

Chez les nourrissons, la vaccination représente un bouclier contre les maladies infantiles graves. Le calendrier vaccinal préconise aujourd’hui 11 vaccins obligatoires durant la première année de vie de l’enfant. Quels sont les premiers vaccins obligatoires et recommandés ? Quels sont les bons gestes à adopter avant et après l’injection ? À quels effets indésirables faut-il s’attendre ? On fait le point.

 

Pourquoi la vaccination est-elle essentielle chez les nourrissons ?

 

Un bouclier contre les maladies infantiles graves

Chez les nourrissons, la vaccination représente un véritable bouclier contre les maladies infantiles graves. Elle est en effet indispensable pour le protéger de façon efficace et durable contre les maladies infectieuses graves, tout en empêchant la propagation de ces maladies au sein de la population.

À ce jour, l’accès à la vaccination est simplifié et la plupart des vaccins obligatoires et recommandés font l’objet d’un remboursement par l'Assurance Maladie.

 

Comment fonctionne la réponse immunitaire chez le bébé ?

Chez le nourrisson, la vaccination permet à son système immunitaire d’apprendre à se défendre contre un agent pathogène particulier. De sorte que si l’enfant rencontre par la suite l’agent infectieux, son système immunitaire le reconnaîtra et se chargera de l’éliminer avant qu’il ne puisse provoquer une maladie.

 

Vaccins obligatoires vs recommandés : quelle différence ?

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les vaccins obligatoires et les vaccins recommandés ne présentent pas de différence d’efficacité, de sécurité et de qualité. Les vaccins recommandés sont d’ailleurs aussi importants à effectuer que les vaccins obligatoires (HPV, rotavirus, méningocoque) et permettent également de lutter contre des maladies graves voire mortelles d’apparition rapide (par exemple certaines méningites) ou retardée (comme certains cancers).

La distinction entre ces deux types de vaccins s’explique par l’histoire de la vaccination en France avec des vaccinations rendues obligatoires pour pouvoir être accessibles à tous et lutter contre des fléaux sanitaires tels que la diphtérie.

Notons que pour pouvoir être admis en collectivité (école, crèche, centre de vacances), tout enfant doit avoir effectué les vaccinations obligatoires et que les parents d’un enfant scolarisé n'ayant pas effectué ces vaccinations obligatoires peuvent faire l’objet de poursuites pénales.

 

Le calendrier vaccinal de bébé en France : à quoi s’attendre ?

Vaccins bébé

Quels vaccins à 2 mois, 4 mois, 11 mois, 12 mois ?

En France, les nourrissons sont soumis à un parcours vaccinal obligatoire jalonné de 8 rendez-vous pour la réalisation de 13 injections (avec des vaccins combinés).

Ces vaccinations sont effectuées à 2 mois, 3 mois, 4 mois, 5 mois, 6 mois, 11 mois, 12 mois et entre 16 et 18 mois. L’objectif ? Protéger les nourrissons contre 11 maladies au total.

 

Les rappels jusqu’à 18 mois et au-delà

Certains vaccins nécessitent d’effectuer des rappels réguliers pour être efficaces, notamment :

  • Les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et la coqueluche : avec des rappels à 4 mois et 11 mois, puis à 6 ans, 11-13 ans, 25 ans, 45 ans, 65 ans puis tous les 10 ans à partir de 65 ans.
  • Le vaccin contre l’Haemophilus Influenzae de type b (Hib) : avec un rappel à 4 mois et à 11 mois.
  • Le vaccin contre l’hépatite B avec des rappels à 4 mois et 11 mois.
  • Le vaccin contre le pneumocoque avec des rappels à 4 mois et 11 mois puis à partir de 65 ans.  
  • Le vaccin contre le ROR avec un rappel entre 16 et 18 mois.
  • Le vaccin contre les méningocoques ACWY avec un rappel à 12 mois puis entre 11 et 14 ans.
  • Le vaccin contre le méningocoque B avec un rappel à 5 mois et 12 mois.

Rappelons qu’il est indispensable d’avoir ses vaccinations à jour durant toute sa vie pour une protection optimale et durable.

 

Vaccination prématuré ou enfant malade : que faire ?

Quid de la vaccination pour un nourrisson né prématurément ? En comparaison avec un nouveau-né à terme, le nouveau-né prématuré présente une compétence immunitaire moindre ainsi que de faibles taux d’anticorps maternels. Il est donc exposé à un risque infectieux plus important en termes d’incidence et de gravité, pour certaines maladies infectieuses du nourrisson.

D’où l’importance de prévenir la survenue de certaines infections bactériennes et virales au moyen de la vaccination au même âge et dans les mêmes conditions que chez les enfants nés à terme, si la santé de l’enfant prématuré le permet.

Notons que l’entourage proche de l’enfant prématuré doit absolument être à jour de ses vaccinations.

Par ailleurs, si le nourrisson est malade ou qu’il présente de la fièvre le jour où il doit être vacciné, il est nécessaire d’en informer le professionnel de santé qui jugera si le bébé peut être vacciné ou s’il vaut mieux attendre qu’il se rétablisse. En général, seules des maladies infectieuses aiguës avec fièvre peuvent contraindre à reporter une vaccination alors qu’un simple rhume ne constitue pas une contre-indication à la vaccination.

 

Spécificité du calendrier vaccinal dans les DOM-TOM

Dans les DOM-TOM, le calendrier vaccinal présente certaines spécificités selon les régions. C’est ainsi qu’en Guyane, la vaccination contre l’hépatite B et la vaccination BCG sont recommandées dès la naissance. Quant à la vaccination contre la fièvre jaune, elle est obligatoire pour les enfants de plus d’un an et les adultes jamais vaccinés (sauf contre-indication).

À Mayotte, la vaccination contre l’hépatite B est également réalisée dès la naissance de même que la vaccination BCG.

 

Quels sont les vaccins obligatoires chez le nourrisson ?

 

Liste complète des 11 vaccins obligatoires

Chez le nourrisson, 11 vaccins sont désormais obligatoires :

  • Vaccin contre la diphtérie.
  • Vaccin contre le tétanos.
  • Vaccin contre la poliomyélite.
  • Vaccin contre l’Haemophilius influenzae B.
  • Vaccin contre la coqueluche.
  • Vaccin contre l’hépatite B.
  • Vaccin contre la rougeole.
  • Vaccin contre les oreillons.
  • Vaccin contre la rubéole.
  • Vaccin contre le pneumocoque.
  • Vaccin contre les méningocoques ACWY et le méningocoque B (depuis le 1er janvier 2025).

Le carnet de santé de l’enfant sert également de carnet de vaccination dans lequel le professionnel de santé inscrit le nom du vaccin injecté, la date de l’injection, le numéro de lot du vaccin (étiquette) ainsi que la date de la prochaine vaccination à effectuer.

 

Quels sont les risques en cas de refus ou de retard ?

Retarder l’administration des vaccins ou refuser de vacciner son enfant risque de l’exposer à des infections potentiellement dangereuses, surtout lorsqu’il a moins d’un an. Par ailleurs, tout retard dans la vaccination risque de compliquer le schéma vaccinal, ce qui implique alors des rattrapages spécifiques et allonge la période durant laquelle l’enfant est vulnérable.

Le respect du calendrier vaccinal et des recommandations en vigueur est donc indispensable pour protéger efficacement son enfant contre les maladies graves.

Si votre enfant a pris du retard dans ses vaccinations, même important, il convient de consulter rapidement un professionnel de santé pour mettre en place un plan de rattrapage adapté.

 

Où faire vacciner son bébé (PMI, pédiatre, médecin généraliste)

Il est possible de faire vacciner son bébé par un pédiatre, par un médecin généraliste, par les services départementaux de protection maternelle et infantile (PMI) ou encore par une sage-femme (exception faite des vaccins vivants atténués pour un enfant immunodéprimé).

 

Comment préparer bébé pour une séance de vaccination ?

 

Avant la vaccination : ce que les parents doivent prévoir

La vaccination d’un bébé se prépare en amont, à domicile en lui parlant avec douceur et en le rassurant. Il est aussi possible d’appliquer localement une heure avant le rendez-vous un patch anesthésiant pour réduire la douleur liée à la pénétration de l’aiguille.

Juste avant la vaccination, il convient de tenir le nourrisson sur ses genoux ou de le porter dans ses bras pour le rassurer voire de le mettre au sein s’il est allaité. Il est également possible de lui faire boire une solution sucrée au moins 2 minutes avant le geste vaccinal.

 

Pendant l’injection : gérer le stress de l’enfant

Durant l’injection, pour gérer le stress de l’enfant, les parents peuvent faire diversion en distrayant le nourrisson à l’aide d’un doudou, d’un jouet ou d’une musique.

Notons que donner du paracétamol (médicament antidouleur) avant la vaccination à son enfant n’est pas utile vu que l’injection est très rapide et la douleur liée à la piqûre ne dure que quelques secondes.

 

Après la vaccination : surveillance et réconfort

Que faire en cas de fièvre ou de douleur locale ?

Après chaque vaccination, il convient de surveiller l’apparition de signes de fièvre ou un changement de comportement chez son enfant. Au moindre doute ou si un événement inattendu qui pourrait être lié à la vaccination se produit, ne pas hésiter à contacter le professionnel de santé qui a procédé à la vaccination.

 

Vaccins : effets secondaires, risques et idées reçues

 

Quels sont les effets indésirables bénins fréquents?

Les vaccins sont souvent responsables deffets indésirables bénins dont les plus fréquents sont une fièvre légère et une douleur ou une rougeur au point d’injection. Le jeune enfant peut également manifester moins d’appétit, de la somnolence ou être grognon. Ces réactions sont normales et ne durent pas plus de deux jours après la vaccination.

 

Effets secondaires rares : faut-il s’inquiéter ?

La survenue d’effets indésirables graves liés à la vaccination reste très rare. Et lorsqu’elle survient, elle fait l’objet de recherches approfondies.

Néanmoins, si l’enfant présente l’un de ces symptômes après avoir été vacciné, il est nécessaire de contacter son médecin traitant :

  • Une forte fièvre (température supérieure à 39°C).
  • Une éruption cutanée (boutons, rougeurs).
  • Des cris et des pleurs inconsolables ou un état anormalement grognon pendant plus de 24 heures.
  • Une somnolence anormale.
  • Une inflammation persistante et qui s’aggrave au niveau du point d’injection.

 

Ce qu’il faut retenir

 

Chez les nourrissons, la vaccination est un bouclier contre les maladies infantiles graves et permet de les protéger de façon efficace et durable tout en empêchant la propagation de ces maladies au sein de la population.

À l’heure actuelle, le calendrier vaccinal préconise 11 vaccins obligatoires durant la première année de vie. Tout retard dans l’administration des vaccins doit faire l’objet d’un plan de rattrapage adapté.

 

FAQ – Questions fréquentes des parents sur les vaccins

 

Quels vaccins bébé à 2 mois ?

À 2 mois, un nourrisson doit recevoir plusieurs vaccinations obligatoires contre le tétanos, la diphtérie, la coqueluche, la poliomyélite, les infections à Haemophilus influenzae de type b, l'hépatite B et le pneumocoque.

Comment calmer bébé après une piqûre ?

Après une vaccination, il est possible de calmer son enfant à l’aide d’un jouet familier, d’une berceuse, de gestes réconfortants (bisous, câlins) ou d’un massage sur la zone d’injection pour réduire l’inconfort.

La vaccination peut-elle provoquer des maladies ?

La vaccination ne provoque pas de maladies mais comme les médicaments, elle peut être à l’origine d’effets secondaires.

Et si je refuse les vaccins pour mon enfant ?

La sanction pénale spécifique au refus de vaccination a été supprimée. Néanmoins, vu ce refus de vaccination met en danger l’enfant et peut mettre en danger les autres enfants, le fait de compromettre la santé de son enfant ou d’avoir contaminé d’autres enfants par des maladies qui auraient pu être évitées pourront toujours faire l’objet de poursuites pénales.

Est-ce que les vaccins sont 100 % sûrs ?

Des millions de personnes sont vaccinées chaque année en France et la plupart des réactions vaccinales sont bénignes et passagères. Quant aux effets indésirables éventuels des vaccins, ils sont très surveillés. De ce fait, il y a plus de risque de contracter une maladie grave quand on n’est pas vacciné que de présenter un effet indésirable grave lié à la vaccination.

À qui m’adresser pour le rattrapage vaccinal ?

Si votre enfant a pris du retard dans ses vaccinations, même important, il convient de consulter rapidement un professionnel de santé pour mettre en place un plan de rattrapage adapté (médecin généraliste ou pédiatre).

 

 

Sources :