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Plan fertilité et natalité 2026 : vers une meilleure prise en charge

L'équipe de rédaction de MEDADOM
26 février 2026

Dans un contexte marqué par des évolutions démographiques et des indicateurs de santé périnatale en tension, le ministère de la Santé a lancé la première réunion du comité de pilotage du Plan Fertilité et engagé des travaux nationaux sur la santé maternelle et périnatale.

Natalité et fertilité d'une femme enceinte
Cette démarche vise à renforcer l’information, structurer les parcours de soins et améliorer la qualité ainsi que l’équité de la prise en charge, du projet d’enfant au post-partum.

Cette démarche vise à renforcer l’information, structurer les parcours de soins et améliorer la qualité ainsi que l’équité de la prise en charge, du projet d’enfant au post-partum.

L’objectif : garantir à toutes et tous un accompagnement sécurisé, coordonné et fondé sur des données scientifiques.

 

Un contexte démographique et sanitaire sous tension

 

L’initiative intervient dans un contexte où les indicateurs de santé périnatale inquiètent de plus en plus les acteurs de terrain. Dans son communiqué, le ministère souligne une situation “préoccupante” : mortalité maternelle qui stagne et mortalité infantile, notamment néonatale, qui augmente légèrement depuis 2011, sur fond de fragilités structurelles et de tensions en ressources humaines en maternité.

Les statistiques disponibles confirment la dégradation du signal côté infantile. L’Insee indique qu’en 2024, 2 700 enfants de moins d’un an sont décédés en France, soit 4,1 décès pour 1 000 naissances vivantes, et précise qu’entre 2011 et 2024, le taux est passé de 3,5 % à 4,1 %.

Sur le volet maternel, la France s’appuie notamment sur un dispositif de surveillance et d’analyse spécifique, l’Enquête nationale confidentielle sur les morts maternelles (ENCMM), conduite sous la responsabilité  de l’Inserm et avec Santé publique France, qui vise à mieux identifier, documenter et prévenir les décès liés à la grossesse et au post-partum.

 

Plan Fertilité : un comité de pilotage installé pour passer “des constats à l’action”

 

Le ministère rappelle qu’“un couple sur huit” rencontre des difficultés à concevoir, et présente le temps “de l’action” : les constats et recommandations étant posés, le comité de pilotage se réunit pour la première fois afin de déployer des mesures concrètes en matière de prévention, dépistage et accompagnement.

 

Une gouvernance identifiée et un plan en 16 mesures

Le comité de pilotage est co-présidé par Salomé Berlioux et le Pr Samir Hamamah et doit accompagner la ministre dans la mise en œuvre d’un plan structuré autour de 16 actions.

Parmi les mesures mises en avant :

  • Création d’un portail national de référence sur la santé reproductive et la fertilité, adossé à Santé.fr, avec des contenus “fiables” et “validés scientifiquement”.

     

  • Envoi d’une information ciblée à 29 ans, pensée pour éviter le “si j’avais su”, portant à la fois sur santé sexuelle, santé reproductive et contraception, sans logique d’injonction.

     

  • Développement de l’autoconservation ovocytaire, avec un objectif affiché d’atteindre 70 centres en France d’ici 2028, et lancement de travaux sur un système national de gestion des dons de gamètes et d’embryons.

     

  • Renforcement de parcours et dispositifs existants : parcours de soins dédié, généralisation des plateformes PRÉVENIR, poursuite de la stratégie contre l’endométriose, amélioration du diagnostic et de la prise en charge du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK).

Le Gouvernement récapitule ces orientations comme un plan “structuré” en 16 mesures, conçu pour renforcer l’information, la prévention, le repérage précoce et l’accès à une prise en charge adaptée. 

 

Un périmètre “du préconceptionnel au post-natal”

Le ministère précise que le chantier couvrira l’ensemble du parcours périnatal : prévention avant et pendant la grossesse, suivi post-natal, fonctionnement des maternités, urgences, néonatologie, et prise en charge des publics les plus précaires ou éloignés du système de santé.

Un jalon est posé : les premières conclusions sont attendues d’ici juin 2026, avec l’objectif d’améliorer sécurité, qualité et équité des soins sur tout le territoire.

 

Les 10 points essentiels

Installation officielle du comité de pilotage du Plan Fertilité Gouvernance nationale co-présidée par Salomé Berlioux et le Pr Samir Hamamah pour déployer 16 mesures opérationnelles.
Création d’un portail national de référence Mise en place d’une plateforme d’information fiable sur la fertilité et la santé reproductive, adossée à Santé.fr.
Information ciblée à 29 ans Envoi d’un point d’information personnalisé sur la fertilité, les facteurs de risque et les délais naturels de conception.
Structuration d’un parcours de soins dédié Meilleure orientation et coordination des patients confrontés à des difficultés de conception.
Renforcement du repérage précoce Amélioration du diagnostic et de la prise en charge de pathologies impactant la fertilité (endométriose, SOPK).
Développement de l’autoconservation ovocytaire Objectif de 70 centres d’ici 2028 et meilleure organisation nationale des dons de gamètes et d’embryons.
Lancement d’un chantier national sur la périnatalité Mission confiée à trois experts pour établir un diagnostic complet de l’organisation des soins.
Analyse globale du parcours périnatal Travaux couvrant le préconceptionnel, la grossesse, l’accouchement, la néonatologie et le post-partum.
Objectif d’un plan d’action d’ici juin 2026 Construction de mesures opérationnelles pour améliorer la sécurité et la qualité des soins.
Priorité à la réduction des inégalités territoriales Volonté affichée de renforcer l’équité d’accès aux soins maternels et néonataux sur l’ensemble du territoire.

 

 

 

Sources :