Skip to main content

Traitements contre le cancer : où en est la recherche ?

Première cause de mortalité, les cancers touchent 382 000 nouvelles personnes en France par an (Santé Publique France) et pourrait affecter 30 millions de personnes en plus dans le monde en 2040 (Rapport du Centre International de Recherche sur le Cancer, 2022).

Les traitements sont aujourd'hui plus efficaces, certains permettent même de vivre quasiment normalement avec la maladie, voire de guérir. Grâce à la recherche, une évolution notable a pu être constatée dans l'espérance de vie des malades du cancer et des résultats prometteurs sont obtenus sur les thérapies et médicaments en cours de développement. Tour d'horizon. 


Quels sont les traitements existants contre le cancer ?

 

Plusieurs méthodes sont aujourd'hui utilisées dans le traitement du cancer. Elles sont parfois combinées en fonction de la localisation tumeur, de son étendue et du statut médical du patient. Selon la Fondation pour la recherche sur le cancer, on distingue 6 grandes catégories de traitements contre le cancer :

  • La chirurgie, qui permet l'ablation de la tumeur lorsque c'est possible et non dangereux pour les organes et tissus alentours. 

  • La radiothérapie possède le même objectif : retirer les cellules cancéreuses via les rayons X.

  • La chimiothérapie consiste en l'injection de médicaments pendant plusieurs jours pour détruire le cancer. Plusieurs séances sont souvent nécessaires, entrecoupées de moments de repos pour notamment permettre aux cellules saines de se regénérer. La chimiothérapie s'administre par voie injectable et parfois par voie orale. 

  • Les thérapies ciblées : deux types existent en fonction de l'action : soit en mobilisant les cellules immunitaires, c'est l'immunothérapie, soit en bloquant l'irrigation de la tumeur (action sur les vaisseaux sanguins) via des médicaments anti-angiogéniques.

  • L'hormonothérapie : On sait que certaines tumeurs se développent sous l'action d'hormones : ainsi via ces médicaments la production des hormones incriminées ou la fixation sur les récepteurs des cellules cancéreuses est bloquée. 

  • La greffe de moelle osseuse est particulièrement utilisée dans les cancers du sang, les  leucémies ou les lymphomes. Cela peut être une auto-greffe.

 

Les 3 premiers types de traitements attaquent directement les cellules cancéreuses alors que dans l'immunothérapie, on active l'immunité pour agir contres les tumeurs. 

Certains traitements contre le cancer utilisent plusieurs méthodes comme pour le cancer de la prostate qui est traité par combinaison entre hormonothérapie et de chimiothérapie.

Bien sûr les traitements contre le cancer sont accompagnés de soins support pour contrer les effets secondaires, comme de la kinésithérapie si besoin, de l'éducation thérapeutique, des médicaments spécifiques et l'adaptation de l'alimentation. 

 

À noter : Un traitement déjà utilisé dans le cancer du sein a été approuvé par l'Agence européenne du médicaments début novembre 2022 pour l'indication du cancer de la prostate.  

 

Vous avez besoin d'un renouvellement d'ordonnance ?
Téléconsultez via notre plateforme :

Pas de rendez-vous ? Pensez à la téléconsultation !

 




Quelques traitements contre le cancer en cours de développement

traitements cancers


Guérir le cancer efficacement et rapidement : c'est l'espoir qu'à toujours entretenu la recherche.


Médicaments et traitements


Impossible de tous les cités. Des pistes sont en cours de réflexion pour améliorer les thérapies existantes ou créer des thérapies totalement novatrices. Faisons un rapide tour d'horizon des traitements en cours de développement et qui ont fait parlé d'eux en 2022.
 


Les anticorps monoclonaux 

En termes de thérapies contre le cancer, c'est la révolution de ces dernières années et pour d'autres pathologies d'ailleurs : ce sont les anticorps monoclonaux. Crées à partir d'un clone de cellule, ils ont la capacité de reproduire l'action des anticorps sur les mécanismes spécifiques des cellules cancéreuses ou de les détruire. 

Par exemple, une étude publiée dans le New England Journal of Médecine en juin 2022 a indiqué qu'un anticorps développé contre le cancer rectal a permis à l'intégralité des patients de la cohorte de voir leur tumeur régresser. 


Les thérapies géniques 

Une méthode génique pourrait bloquer le gène MYC, retrouvé dans plusieurs cancers dont les plus retrouvés, comme le cancer du sein, via une mini-protéine (OMO-13). La phase I de l'étude clinique espagnole a révélé que les 17 patients volontaires ont une vue une stabilisation de la maladie (Communiqué de l'European Organisation for Research and Treatment of Cancer).


La méthode dite de l'édition des gènes CRISPR est une méthode d'immunothérapie novatrice qui permettrait de "modifier" les lymphocytes T inactifs du patient sur le cancer à en s'appuyant sur le modèle de ceux qui agissent sur le cancer puis de les réintroduire. L'étude a été réalisée chez 16 patients dont 5 ont une maladie stabilisée (étude réalisée par Nature) et laisse la voie à un traitement personnalisé. On savait auparavant qu'en agissant sur ce gène on pourrait agir sur le cancer mais aucun médicament n'avait été efficace jusqu'alors. 


Repenser la chimiothérapie

L'administration de chimiothérapie pourrait être réalisée par voie intraveineuse pour plus de praticité (injection réalisable par le patient lui-même) et une meilleure observance que par voie orale, mais cette voie est aujourd'hui limitée à 9 principes actifs de chimiothérapie.  




Quels vaccins contre le cancer ?

 

L'espoir ultime : trouver un vaccin contre le cancer. 

Des chercheurs de l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID) ont développé un vaccin thérapeutique appelé "SNAPvax" (étude Cell). Les résultats montrent que l'immunité a été augmentée. Les molécules utilisées dans le vaccin empêchent les cellules cancéreuses de contrer l'action des lymphocytes T

De même, un vaccin thérapeutique contre le cancer du sein HER2-positif est en cours de développement par des chercheurs de l'Université de Washington. Contrairement aux anticorps monoclonaux, le but est de détruire les cellules cancéreuses en surnombres, comportant la protéine HER2-positives. Les résultats sont positifs et l'espérance de vie a été augmentée. La phase II de l'étude clinique est en cours. 

Il n'existe à ce jour pas de vaccin préventif généraliste contre les cancers. Toutefois, il existe des vaccins qui préviennent du cancer du col de l'utérus en agissant sur certains papillomavirus et également un vaccin contre l'hépatite B, parfois responsable de cancer du foie. Des pistes sont pourtant étudiées, comme le vaccin MUC-1 mais les résultats ne sont pas concluants. 

 



Sources :