L'équipe médicale MEDADOM mercredi 7 avril 2021

Journée de la santé : le coronavirus bouleverse la santé des Français

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"La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité" selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS)


En 2020, dans un contexte de tension sanitaire lié au coronavirus, la santé est devenue la préoccupation majeure des Français puisque l’Institut CSA a estimé en fin d'année 2020 que 44% des Français en font leur inquiétude numéro 1.  À l'occasion de la journée de la santé du 7 avril, MEDADOM revient sur les enjeux de santé publique accentués pendant la crise sanitaire de 2020 et propose un retour sur les données démographiques et sur l'état de la santé des Français.

 

Des enjeux de santé publique exacerbés avec le coronavirus


Un poids sur la santé mentale

 

Un des enjeux liés à la crise sanitaire est la santé mentale : on le sait, les confinements successifs ont pesé sur le moral des Français : les résultats de l'étude CoviPrev publiée le 1er avril révélé que :
- 20% des Français souffrent d'un état dépressif (+10% hors épidémie)
- 65% des Français déclarent avoir eu des problèmes de sommeil dans les 8 derniers jours

C'est dans ce cadre que Santé Publique France et le Ministère des Solidarités et de la Santé ont lancé une campagne "En parler, c'est déjà se soigner" le 6 avril 2021 incluant des dispositifs d'aide à distance comme un numéro vert d'écoute.

Communiquez avec vos proches ! Des solutions d'écoute psychologiques existent également.
Les médecins partenaires MEDADOM pourront également vous orienter !

 

Facteurs de risques : remettre l'accent sur la prévention ?

Les différents confinements ont également induit d'autres changements néfastes dans les modes de vie :
  • l'alimentation : parmi les fumeurs interrogés dans le cadre de l'étude citée ci-dessus, 27% ont déclaré augmenter leur consommation de tabac pendant le premier confinement
  • la consommation d'alcool : de même, 11% de personnes sondées consommant de l'alcool déclarent avoir augmenté leur consommation
  • diminution de l'activité physique : pendant le premier confinement, 47,4% des personnes interrogées ont diminué leur activité physique

Sans oublier la hausse des violences domestiques : 60% de signalements supplémentaires ont été recensés sur la plateforme de signalement en ligne dédiée selon Marlène Schiappa, Ministre déléguée auprès de du ministre de l'Intérieur, chargée de la citoyenneté.

 

Une année connectée, la santé n'y a pas échappé !

Confinement oblige, la santé connectée n'a jamais connu un essor aussi important qu'en 2020 : multiplication des applications et des interfaces, démocratisation de la télémédecine et de la téléconsultation qui a été multipliée par 3 en 1 an selon le 3ème baromètre de la Télémédecine de l'Agence du numérique en santé réalisé par Odoxa avec 73% de jugements positifs.

Découvrez la téléconsultation avec MEDADOM : des médecins partenaires disponibles en moins de 10 minutes (délai moyen).


Démographie et état de la santé : des données presque inédites !

 

Des naissances en berne

En 2020, et contrairement aux hypothèses, la natalité n'a jamais été aussi basse pendant cette année épidémique avec 735 000 naissances, soit un recul de 2,5% en un an. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette tendance déjà notée en 2019 : un confinement qui a créé un climat d'incertitude ainsi qu'une diminution du nombre de femmes en âge de procréer.

Près d'1 français sur 3 est atteint d'une pathologie chronique

On parle de pathologie chronique quand des signes d'une maladie persistent plus de 6 mois. Les pathologies chroniques concernerait près de 20 millions de Français selon ComPaRE. Avec la pandémie, c'est donc un des enjeux majeurs auxquels sera confronté le système de santé dans les années à venir qui devra assurer une qualité de prise en charge que ça soit dans le traitement et le suivi mais également dans le quotidien afin d'assurer une qualité de vie et le bien-être du malade. Cet accroissement s'explique surtout par le vieillissement de la population mais également par un volume de dépistages plus important et des diagnostics plus précis.

Les affections de longues durées (ALD), c'est-à-dire la liste des pathologies pour lesquelles l'Assurance maladie prend en charge les soins en lien avec leur pathologie, concernaient près de 11,4 millions d'assurés. Parmi les ALD les plus courantes, on retrouve (liste disponible sur ameli.fr, données de 2019) :
- le diabète de type II qui  affecte 2,6 millions de Français
- les cardiopathies ischémiques chroniques : 927 430
- le cancer du sein, pour plus de 622 540
- les fibrillation et flutter auriculaire : 546 330
- le cancer de la prostate : 381 090
- épisodes dépressifs : 393 410

Entre déprogrammations et peur du coronavirus ou de déranger les médecins, les patients chroniques ont largement délaissé leur suivi autant que les dépistages en tout genre, laissant craindre une recrudescence de diagnostics de maladies chroniques en 2021 et 2022.

Une population vieillissante

 

Une donnée reste stable : la population vieillit, expliquant les causes citées ci-dessus s'expliquent par un vieillissement de la population. Aujourd'hui, 1 français sur 4 a plus de 60 ans selon Santé Publique France. Ce qui remet au cœur des politiques de santé la prise en charge de l'autonomie, de la dépendance et l'importance du bien vieillir dans la société. MEDADOM s'engage en ce sens et a par exemple installé des bornes de téléconsultation dans les résidences non médicalisées pour séniors Domitys.


Une surmortalité enregistrée


L'épidémie de coronavirus a impacté la  une surmortalité en 2020. En comparaison avec l'année  2019, l'INSEE a recensé une augmentation de 9% soit 53 900 décès supplémentaires pour un total de 667 400 décès. L'organisme indique que la majorité des décès imputables au coronavirus : 65 000 décès soit environ 10%. Toutefois les causes majeures de mortalités restent :

-
les cancers
- les maladies cardiovasculaires
L'INSEE indique que les décès imputables au COVID19 l'auraient probablement été pour une autre cause, expliquant en partie la baisse de la mortalité liée à d'autres pathologies.

L'espérance de vie a été légèrement reculée selon l'INSEE :

  • 85,6 à 85,2 ans pour les femmes ;
  • 79,7 à 79,2 ans pour les hommes.

Ainsi, la crise sanitaire en cours depuis mars 2020 soulève différents enjeux de santé publique et a bouleversé les taux de mortalité et de natalité.


Une question ? Un symptôme inhabituel ? Vous pouvez consulter en ligne avec MEDADOM.