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Glycémie : comment bien la surveiller ?

Le diabète nécessite une vigilance particulière quant à la gestion de la glycémie (taux de sucre dans le sang). L'autosurveillance constitue une pratique fondamentale dans sa prise en charge quotidienne. En effet, celle-ci consiste à mesurer sa glycémie pour ajuster son traitement, prévenir les complications et maintenir un mode de vie sain. MEDADOM vous informe sur l’intérêt de surveiller régulièrement sa glycémie, qui est concerné par l’autosurveillance et quels sont les moyens mis à disposition pour la réaliser.

 

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Pourquoi est-ce important de surveiller sa glycémie ?

 

La surveillance régulière de la glycémie est importante pour les personnes atteintes de diabète, mais aussi pour toute personne soucieuse de sa santé. Lorsque l’on a du diabète, quel que soit son type, mesurer sa glycémie offre plusieurs avantages : 

 

  • Ajuster votre traitement : en surveillant votre glycémie, vous pouvez ajuster votre traitement en fonction des niveaux observés, qu'il s'agisse d'insuline, de médicaments oraux ou de modifications du mode de vie.

 

  • Prévenir les complications : un taux de sucre sanguin mal contrôlé peut entraîner toute une série de complications comme les maladies cardiovasculaires, les lésions nerveuses, les problèmes rénaux et la perte de vision. La surveillance permet de détecter les variations précoces et de prendre des mesures préventives.

 

  • Mieux gérer votre hygiène de vie : en comprenant comment l'alimentation, l'exercice, le stress et d'autres facteurs influent sur leur glycémie, vous pouvez ajuster votre mode de vie pour maintenir des niveaux stables et favoriser une meilleure santé.

 

Si vous avez du diabète, un suivi régulier avec votre médecin traitant est généralement prévu quatre fois par an. Pratiquer en parallèle l’autosurveillance de la glycémie permet de mesurer ses variations et de savoir si l’on se situe en hypoglycémie, en hyperglycémie ou dans des taux normaux.

 

 

Pourquoi pratiquer l’autosurveillance en cas de diabète de type 1 ?

 

L'autosurveillance est systématiquement recommandée pour ce type de diabète. C'est un élément essentiel du suivi du traitement par insuline. Le diabète de type 1 se caractérise par une incapacité du pancréas à produire suffisamment, voire pas du tout, d'insuline, une hormone nécessaire pour réguler la glycémie. Contrairement au diabète de type 2 où l'insuline peut être produite, mais n'est pas utilisée correctement, le diabète de type 1 nécessite un apport externe d'insuline pour maintenir des niveaux de sucre dans le sang stables.

 

Le traitement du diabète de type 1 repose donc sur des injections régulières d'insuline, adaptées en fonction des variations de la glycémie tout au long de la journée. Ces fluctuations peuvent être dues à des facteurs naturels ou à l'apport alimentaire en glucides.

 

En cas de diabète de type 1, votre médecin détermine la fréquence à laquelle vous devez effectuer vos mesures de glycémie. Il vous guide également sur la manière d'interpréter les résultats et sur les ajustements éventuels à apporter à votre traitement en fonction de ces données.

 

 

Pourquoi mesurer soi-même sa glycémie en cas de diabète de type 2 ?

 

L'autosurveillance de la glycémie est recommandée par votre professionnel de santé dans certaines circonstances en cas de diabète de type 2. Elle complète le suivi habituel du diabète.

 

Cette pratique offre plusieurs avantages :

 

  • Comprendre les facteurs qui influencent la glycémie : mesurer sa glycémie permet de mieux appréhender l'impact de l'alimentation, de l'activité physique, du stress, des maladies ou de nouveaux médicaments sur les niveaux de sucre dans le sang.

  • Détecter et gérer les épisodes d'hypoglycémie : en cas d'épisode d'hypoglycémie, la surveillance régulière permet de confirmer rapidement cet état et d'agir en conséquence, selon les recommandations établies avec le médecin.

  • Identifier les fluctuations glycémiques : repérer les épisodes récurrents d'hypoglycémie et d'hyperglycémie permet de mieux ajuster le traitement et d'éviter les complications à long terme.

 

Comme avec le diabète de type 1, la fréquence et la durée de l'autosurveillance sont déterminées en collaboration avec votre médecin lors de la prescription, en fonction de vos besoins et de l'évolution de votre état de santé.

 

 

Qui est concerné par cette autosurveillance ?

 

Personne diabétique qui se prélève du sang pour surveiller son taux de glycémie.

 

La nécessité de pratiquer une autosurveillance de la glycémie est déterminée par votre médecin en fonction de votre type de diabète et de votre traitement spécifique : 

 

  • Diabète de type 1 : l’autosurveillance est ici indispensable, car le pancréas ne produit pas suffisamment d'insuline. Il est ainsi essentiel de surveiller régulièrement votre glycémie pour ajuster les doses d'insuline en conséquence.

 

  • Diabète de type 2 sous traitement insulinique : si vous êtes atteint(e) de diabète de type 2 avec un traitement par insuline, l'autosurveillance est également nécessaire pour maintenir un contrôle adéquat de la glycémie.

 

  • Diabète de type 2 sans traitement insulinique : pour les diabétiques de type 2 qui ne sont pas traités avec de l'insuline, la fréquence de l'autosurveillance peut varier selon les recommandations de votre médecin.

 

Avant de commencer toute surveillance, il est important de définir vos objectifs glycémiques, notamment les niveaux de glycémie à jeun et après les repas. Bien qu'il n'y ait pas de règle universelle, les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) suggèrent :

 

  • Pour le diabète de type 1 : au moins quatre tests par jour, avec pour objectif des niveaux de glycémie compris entre 70 et 120 mg/dl avant les repas et inférieurs à 160 mg/dl après les repas.

  • Pour le diabète de type 2 : les objectifs glycémiques visent aussi des niveaux entre 70 et 120 mg/dl avant les repas et inférieurs à 180 mg/dl après les repas. La fréquence de mesure varie selon le type de traitement.

 

  • Pour le diabète gestationnel : des buts stricts sont fixés, avec des niveaux de glycémie à jeun inférieurs à 0,95 g/l et inférieurs à 1,20 g/l après les repas.

 

 

L’équipement d’autosurveillance de la glycémie est-il remboursé par la Sécurité sociale ? 

 

L'autosurveillance de la glycémie, qu'elle soit réalisée par prélèvement d'une goutte de sang ou par mesure du glucose interstitiel, peut bénéficier d'un remboursement par la Sécurité sociale sous certaines conditions. Pour les adultes, un lecteur de glycémie est remboursé tous les quatre ans, et un autopiqueur est pris en charge chaque année. Pour les enfants et les adolescents de moins de 18 ans, deux lecteurs et deux autopiqueurs sont pris en charge tous les quatre ans. En cas d'autosurveillance par mesure du glucose interstitiel, un kit est pris en charge tous les quatre ans et un capteur est remboursé tous les 14 jours. Les lecteurs et les kits sont garantis quatre ans.

 

 

Quels sont les procédés permettant de surveiller soi-même sa glycémie ?

 

Dans le cadre de la prise en charge du diabète, différents procédés sont disponibles pour surveiller sa glycémie de manière autonome : 

 

1. Le prélèvement sanguin

 

Pour effectuer le prélèvement sanguin, munissez-vous d'un autopiqueur équipé d'une lancette pour effectuer une piqûre à l'extrémité de votre doigt. Une petite goutte de sang apparaîtra. Utilisez ensuite une bandelette réactive ou une électrode pour y déposer cette goutte de sang. Insérez la bandelette ou l'électrode dans votre lecteur de glycémie

 

Après quelques instants, le résultat s'affichera sur l'écran du lecteur. Prenez soigneusement note du résultat ainsi que de l'heure et des circonstances de la mesure dans votre carnet de suivi. N'oubliez pas d'ajouter les informations importantes comme votre niveau d'activité physique, votre dernière prise alimentaire et toute autre situation particulière. Enfin, assurez-vous de déposer la lancette usagée dans un conteneur dédié.

 

2. Le système Flash

 

Depuis juin 2017, une nouvelle technologie de surveillance du sucre dans le corps, appelée système Flash, est disponible. Ce système comprend un petit capteur que l'on fixe à l'arrière du bras. Celui-ci mesure le sucre présent dans le liquide qui entoure les cellules toutes les minutes pendant 14 jours. Un appareil spécial, le lecteur, est utilisé pour scanner les données du capteur. Il vous indique ensuite votre taux de sucre actuel, comment il évolue et son historique sur les dernières heures toutes les quinze minutes.

 

Ce système est recommandé pour :

 

  • Les enfants et adultes atteints de diabète de type 1 ou 2.
  • Les personnes qui ont besoin d'une thérapie intensive à l'insuline.
  • Celles qui doivent surveiller leur taux de sucre au moins trois fois par jour.
  • Les patients ayant reçu une formation préalable pour utiliser ce système.

 

Au début, un spécialiste en diabétologie vous aidera à vous familiariser avec cette méthode. Après quelques mois d'utilisation, vous et votre médecin décidez si vous souhaitez poursuivre ce traitement. Ces dispositifs sont distribués par les pharmacies et sont remboursés à 100 % par la Sécurité sociale sous certaines conditions. 

 

En plus de l’autosurveillance de la glycémie, l’auto-examen du corps est tout aussi important chez les personnes diabétiques. En effet, cette maladie peut entraîner plusieurs complications qui affectent votre corps de plusieurs manières. Parmi les zones à surveiller attentivement, les pieds occupent une place prépondérante. Les personnes diabétiques sont plus susceptibles de développer des problèmes comme des plaies, des ulcères et des infections, pouvant conduire à des complications graves. 

 

De même, surveiller la peau est primordial, car le diabète peut entraîner une sécheresse cutanée excessive, des démangeaisons, des infections fongiques ou bactériennes. 

Enfin, les gencives doivent également être examinées régulièrement puisque le diabète augmente le risque de maladies parodontales. Un brossage et un nettoyage dentaire réguliers, associés à une surveillance attentive des gencives, contribuent à maintenir une santé bucco-dentaire optimale et à prévenir les complications associées au diabète.

 

 

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Sources :