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Coronavirus : symptômes, vaccins, depistage, variants
Les infos du coronavirus

Alors que l'épidémie liée au virus SARS-COVID19 est installée depuis plus d'un an en France, en ce début de mois de mai 2021, on semble entrapercevoir une sortie de crise avec une décrue qui semble s'amorcer quant aux chiffres des contaminations ainsi qu'une campagne de vaccination qui s'accélère.

MEDADOM vous apporte des informations et des actualités :
- générales dans cet article : symptômes, variants, maladie, vaccins, contaminations, épidémiologie, traitements à l'étude
- sur l'évolution de la vaccination : tous les jours sur notre page dédiée et plus en détails ici
- sur d'autres actualités : variants, dépistages, traitements sur nos pages de blog


On parle du virus SARS-COVID19, avec un raccourci en parlant de "coronavirus" ou "corona" puisque ce virus appartient à la famille des coronavirus, appelés ainsi du fait de leur structure en couronne.
Dès lors que l'on évoque la maladie associée, on évoque la maladie de la COVID19, ou "la COVID19".

les gestes barrières contribuent à lutter contre le coronavirus

 

Les contours d'une maladie virale émergente

 

Symptômes

Souvent confondue avec une grippe, la maladie de la COVID-19 n'est pourtant pas causée par le même virus.
Les symptômes sont variables d'une personne à une autre et en fonction de l'état de développement de la maladie.
Sont fréquemment retrouvés :
  • fièvre, douleurs musculaires et courbatures
  • atteinte ORL : écoulement nasal (rhinite), toux, maux de gorge, douleurs aux oreilles
  • fatigue 
  • maux de tête
  • perte de goût et/ou d'odorat
  • des atteintes digestives : diarrhée

Les signes d'atteinte apparaissent en général entre 3 et 14 jours après l'exposition au virus : c'est la période d'incubation.
Le virus évoluant, certains nouveaux symptômes atypiques ont été répertoriés récemment.

Une difficulté importante à respirer ou un état de confusion sont les signes de gravité de la maladie et doivent amener à se rendre immédiatement aux urgences. 

 

COVID long

Le Covid long est défini par la Haute autorité de santé (HAS) comme "des symptômes prolongés au décours de la Covid-19 (qui) peuvent survenir même chez des personnes ayant fait des formes peu sévères. Ces symptômes sont polymorphes, et peuvent évoluer de façon fluctuante sur plusieurs semaines ou mois." Le Covid long toucherait de 5 à 10% des patients ayant été testés positifs.
Les symptômes sont similaires à la forme initiale.

En savoir plus dans notre article dédié.

 

Contamination

 

La contamination se fait principalement par deux voies : 
  • par projection de gouttelettes par une personne contaminée : postillons, toux
  • par la voie aérosol : le virus circule dans l'air, le risque est d'autant plus élevé dans des lieux clos et mal ventilés : découvrez l'importance de la circulation de l'air pour lutter contre le virus dans notre article dédié.
  • mais également par le toucher : les contacts rapprochés peuvent provoquer une contamination dès lors que la personne non contaminée inhale ou ingère les particules du virus restées sur sa peau.

 

Origine

Plusieurs hypothèses existent quant à l'apparition du SARS-COVID19 chez l'Homme.
À ce jour, la seule chose que les scientifiques peuvent affirmer, c'est que le virus à été transmis de l'animal à l'Homme.

 

Variants

Les virus sont en constante évolution et des parties de leurs appareils génétiques mutent créant de nouvelles souches du virus : les variants de la souche initiale
Ainsi, depuis l'été 2020, les variants ont fait leur apparition avec le variant dit britannique 20I/501Y.V1 (B.1.1.7) . Plus contagieux, il a été retrouvé dans 88,9% des tests au 5 mai 2021 en France.
D'autres variants ont depuis été répertoriés : 
  • le variant sud-africain 20H/501Y.V2 (B.1.351)
  • le variant brésilien 20J/501Y.V3 (P.1)
  • d'autres variants existent : le variant indien (B.1.617), belge, breton, etc.
La résistance au vaccin dépend du vaccin et du variant. 
Plus de détails dans notre article dédié.


Complications

Il est établi que certaines pathologies augmentent le risque de développer une forme grave : ce sont les co-morbidités. Il s'agit des   personnes atteintes de cancers ou de maladies rénales chroniques sévères. Ces personnes sont prioritaires pour la vaccination. La liste des co-morbidités est disponible sur le site du Ministère des Solidarités et de la Santé. L'âge est considéré comme un facteur de risque puisque les formes graves sont davantage retrouvées chez les plus de 50 ans.

Les complications ont été rapportées dans une étude américaine publiée dans le Canadian Medical Association Journal en janvier 2021 :
  • La pneumonie et l'insuffisance respiratoire sont les complications les plus fréquentes
  • On retrouve également parfois une septicémie ou une insuffisance rénale e risque d'AVC est discuté, l'étude américaine n'ayant pas retrouvé de lien avéré.
En fonction de l'âge, des pathologies associées et des facteurs de risques, le risque de décès augmente. 
Le taux de mortalité s’élevait à 0,13% au 11 mars 2021 en France.

 

Traitements

Différents traitements ont déjà été mis sur le marché, d'autres sont en développement.

La majorité des traitements disponibles réduisent le risque d’aggravation des symptômes ou de survenues de complications mais ne guérissent pas de la COVID19. Quelques exemples :
  • la dexaméthasone, un puissant anti-inflammatoire peut être préconisé pour certaines formes de cas graves de coronavirus
  • le tocilizumab, un anticorps monoclonal pourrait réduire de 29% les décès
  • un des traitements les plus prometteurs est l'anticorps monoclonal bamlanivimab, réservé aux personnes à risques de développer une forme grave, il réduirait de 70% le risque d'hospitalisation et de décès en cas de forme grave.
    MEDADOM est revenu sur quelques traitements dans cet article.


Conduite à tenir

Le Ministère des Solidarités et de la Santé et Santé Publique France mettent à disposition différentes infographies sur les conduites à tenir en fonction de votre situation ou celle d'un proche face à la COVID-19.
De même, vous pouvez remplir un questionnaire qui vous orientera en fonction de vos réponses sur mesconseilscovid.sante.gouv.fr

Si je présente des signes de la COVID19, la conduite à tenir est la suivante :
"1 - Je me fais tester, je m’isole et je respecte les gestes barrières
2 - Je liste les personnes que j’aurais pu contaminer
3 - Si mon test est positif, je surveille mon état de santé et je reste isolé"
(source : Santé Publique France)

 

Dépistage du coronavirus

En cas de symptômes, mon médecin me prescrira un test dit RT-PCR nasopharyngé.
Parmi les autres types de dépistage, on retrouve : 
  • les tests RT-PCR antigéniques 
  • les tests salivaires qui ont été autorisés le 11 février dernier par la Haute Autorité de Santé (HAS) et sont principalement à destination de l'usage en milieu scolaire, moins douloureux pour les enfants 
  • les autotests nasaux antigéniques à faire soi-même devraient bientôt être déployés, leur usage s'inscrira dans un cadre restreint.

 

Épidémiologie

Les chiffres évoluent chaque jour, au 07 mai 2021, on peut noter (depuis le début de l'épidémie) : 
  • dans le monde : 156 millions de cas, 92,3 millions de guérisons et 3,26 millions de décès
  • en France : 5,73 millions de cas et 106 000 décès.
En France, c'est Santé Publique France qui communique chaque jour les chiffres de l'évolution de l'épidémie sur la vaccination.
Par ailleurs, Santé Publique France met également à disposition des cartes de France sur l'évolution et la répartition des variants en France.


Une étude de la HAS démontre que la mortalité est multipliée par 13 pour les patients testés positifs de plus de 75 ans.

Prévenir le corona


Des gestes barrières primordiaux

Le Ministère des Solidarités et de la Santé met à disposition cette ci-dessous infographie concernant les gestes barrières, des moyens reconnus pour lutter contre le virus.
La circulation de l'air est trop souvent délaissée alors qu'elle vient en complément de la filtration effectuée par les masques de 98% pour les masques chirurgicaux, changés toutes les 4h (données CRMRV/Omedit).


Les gestes barrières à appliquer contre le coronavirussource : Ministère des Solidarités et de la Santé


Passeport vaccinal

Entrée dans le débat public dès le début de l'épidémie, la question d'un "passeport vaccinal" a finalement été tranchée au niveau européen fin mars 2021. Il sera lancé le 15 juin 2021. Quelques informations à noter sur ce document :
- il ne sera pas obligatoire : si je ne possède pas de "passeport vaccinal" et dès lors qu'il sera demandé, un test PCR négatif peut se substituer
- format papier ou digital
- utilisé pour voyager en avion, lors de manifestations importantes et entrer dans certains lieux publics
- un QR code indiquera : le vaccin administré et la date d'injection, l'antériorité de la positivité à la maladie et les anticorps développés ou non

La question de "pass sanitaire" conditionnant l'accès à certains lieux publics ou rassemblements est actuellement discutée en France à l'Assemblée nationale. Le projet de loi a été rejeté le mardi 11 mai 2021.

Vaccination coronavirus

la vaccination contre le coronavirus avance

Les vaccins existants contre le coronavirus

Dès lors que l'épidémie s'est étendue à l'échelle mondiale en pandémie début 2020, les chercheurs et les laboratoires pharmaceutiques ont investi massivement en moyens humains et financiers pour développer rapidement un vaccin : défi réussi ! On peut parler de prouesse, en moins d'un an, plusieurs fabricants ont proposés des vaccins alors qu'il faut en moyenne 5 à 10 ans pour effectuer toutes les phases cliniques requises. Différents facteurs expliquent cette prouesse : l'implication massive de la communauté scientifique et médicale, des gouvernements et des investisseurs, l'accélération des procédures administratives et la connaissance a priori des coronavirus.

Au sein de l'Union européenne, au 31 mars 2021, 4 vaccins sont autorisés :
  • le vaccin Comirnaty de Pfizer/BioNtech : Premier vaccin commercialisé en France, il présente un taux d'efficacité plus élevé que les deux autres.
  • le vaccin de Moderna
  • le vaccin d'AstraZeneca 
  • le vaccin Janssen de Johnson & Johnson
    Je ne peux pas choisir le vaccin qui m'est administré.
Les deux premiers sont dits à ARN messager c'est-à-dire que le virus n'est pas injecté : seul l'ARN messager synthétisé est administré afin de provoquer une réaction immunitaire et ainsi, solliciter les défenses immunitaires. De ce fait, une "mémoire immunitaire" est créée pour protéger l’organisme dès lors qu’il entrera en contact avec le virus dans le futur.  Les vaccins d'AstraZeneca et Johnson & Johnson sont à vecteur viral.

La HAS a estimé que les personnes déjà testées positives au COVID-19 devaient attendre 3 mois avant de se faire vacciner, une immunité étant déjà développée.


Laboratoire

Pfizer-BioNTech

Moderna

Dénomination

Pfizer-BioNTech COVID-19 VACCINE ; Bnt162b2

Moderna mRNA-1273

Origines des laboratoires :

États-Unis et Allemagne

États-Unis

Date d'autorisation

21/12/2020

06/01/2021

Fonctionnement

ARN messager

ARN messager

Public cible

16 ans et plus en respectant le schéma vaccinal 

18 ans et plus en respectant le schéma vaccinal

Efficacité

95%

94.1%

Résistance aux variants

efficace pour le variant anglais
très réduite en présence des variants brésilien et sud-africain

effiace pour le variant anglais
très réduite en présence des variants brésilien et sud-africain

2ème dose

42 jours (depuis le 14/04/2021)

42 jours (depuis le 14/04/2021)

Contre-indication

hypersensibilité à la substance active ou l'un des excipients

antécédent d’allergies graves

Conditions d'administration

voie intramusculaire après dilution

intramusculaire 

Effets indésirables

douleur au point d’injection, maux de tête, fatigue, fièvre peu élevée 

Au 1er avril, 13 485 effets indésirables ont été rapportés (sur 8,5 millions de personnes vaccinées)

douleur au point d'injection, fatigue, maux de tête

Au 1er avril, sur plus de 800 000 doses injectées, 730 cas ont été rapportés.

Vaccination chez la femme enceinte

possible après décision avec le professionnel de santé (vaccins à ARN messager à privilégier)

possible après décision avec le professionnel de santé (vaccins à ARN messager à privilégier)

Conservation

entre -90° et -60°C pendant 6 mois
pendant 5 jours entre 2°C et 8°C

entre -25°C et -15°C pendant 7 mois
pendant 30 jours entre 2°C et 8°°C 






Laboratoire

AstraZeneca

Jonhson & Johnson 

Dénomination

ChAdOx1-S [recombinant]

COVID-19 Janssen

Origines des laboratoires :

Royaume-Uni

Etats-Unis

Date d'autorisation

29/01/2021 Fonctionnement : vecteur viral

11/03/2021 (EMA) / France 12/03/2021

Fonctionnement

vecteur viral

vecteur viral

Public cible

personnes de plus de 55 ans 

adultes (+ de 18 ans) selon le schéma vaccinal

Efficacité

60 à 70%

67%

Résistance aux variants

serait efficace contre le variant anglais discutée pour le variant Sud-Africain 22%*
*selon une étude menée par l'Université de Witwatersreand

57% contre le sud-africain (selon une étude du laboratoire)

2ème dose

9 à 12 semaines

une seule dose nécessaire !

Contre-indication

hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients

réaction allergique à un des composants

Conditions d'administration

intramusculaire (de préférence dans le muscle deltoïde du bras) 

voie intramusculaire

Effets indésirables

Effets indésirables : états grippaux
Au 01/04/21, l’ANSM rapporte 9336 cas d’effets indésirables (sur 2,5 millions de doses injectées) 12 cas de thromboses

(étude de phase 3) pas d'EI notables, certains légers : douleur aux point d'injection, fièvre modérée (9%), maux de tête, fatigue

Vaccination chez la femme enceinte

à éviter : privilégier les vaccins à ARN messager  

à éviter : privilégier les vaccins à ARN messager

Conservation

entre 2 et 8°C 

2-8°C (6h après ouverture)


Efficacité contre les variants

  • variant britannique : Les vaccins à ARN messager (Pfizer et Moderna) et le vaccin d'Astrazeneca seraient efficaces
  • variants brésilien et sud-africain :  les vaccins à souche ARN messager seraient 20 à 40 fois plus résistants (étude du Massachussets General Hospital publiée dans la revue Cell parue le 12 mars dernier), pas de données suffisantes pour AstraZeneca


Effets indésirables du vaccin contre le corona


Pour les vaccins actuellement administrés, les effets indésirables sont majoritairement non graves et en lien avec un syndrome pseudo-grippal. Concernant les effets graves rapporté par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) :
- Pour Pfizer-BioNTech : au 1er avril, 13 485 d'effets indésirables sur plus de 8,5 millions d'injections.
-Pour Moderna, l'ANSM rapporte au 1er avril, sur plus de 800 000 injections, 730 cas d'effets indésirables.
- Au 1er avril, l'ANSM rapporte 9336 cas d'effets indésirables sur près de 2,5 millions de doses injectées dont 12 cas de thromboses

 

Infos pratiques pour me faire vacciner

 

Les professionnels de santé autorisés à vacciner

Plusieurs professionnels de santé sont autorisés à vacciner
- les médecins
- les sages-femmes
- les pharmaciens
- les infirmiers
- les vétérinaires
Je vérifie si je suis éligible selon le schéma vaccinal ci-dessous, établi par le gouvernement et je pense à prendre rendez-vous.

 

Schéma vaccinal

Alors que la vaccination est ouverte aux public prioritaires depuis fin décembre 2020, les plus de 50 ans pourront se faire vacciner à partir du 10 mai 2021.
Les autres publics pourront également se faire vacciner si des doses restantes sont disponibles

 

Planning de livraison en Europe et en France

 

Dans le détail, selon la Direction générale de la santé (DGS), la France attend (en millions cumulés) en juin (estimations en mars 2021)
- 41 millions de doses de Pfizer-BioNTech
- 6,7 millions de doses de Moderna
- 15,4 millions de doses d'AstraZeneca
- 8,1 millions de doses du vaccin Janssen de Johnson & Johnson

Mesures, restrictions et confinements

Les mesures pour limiter la pandémie ont imposé des restrictions depuis le premier confinement.
Les trois confinements successifs ont pesé sur le moral des Français.
L'institut rennais d'études Gece a effectué une étude auprès de 10 000 personnes sur l'impact sur le moral des Français :
- 31% estiment que leur moral est "en berne" et particulièrement chez les étudiants, dont 1 sur 2 estiment que leur moral a fortement baissé.
- Parmi les mesures les plus difficiles à supporter, on retrouver en première place la fermeture des restaurants et des commerces alimentaires mais également la fermeture des lieux culturels.

Je prends soin de moi, si je me sens seul(e), je parle à un proche ou à un médecin.


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