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Mononucléose infectieuse : symptômes, causes et traitement
La maladie dite “du bisou” entraîne une grande fatigue.

Que l’on s’en soit aperçu ou non, l’Assurance Maladie estime aujourd’hui que 90 % des adultes auraient été touchés par la mononucléose infectieuse. En effet, cette maladie virale surnommée « la maladie des amoureux » est particulièrement contagieuse et infecterait une grande majorité d’entre nous dans l’enfance ou l’adolescence.

Qu’est-ce que la mononucléose infectieuse ? Quels sont les symptômes ? Quelles en sont les causes ? Existe-t-il un traitement ? Comment limiter la transmission de la maladie ? Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur la mononucléose infectieuse !


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Symptômes et causes de la mononucléose

mononucléose ou la maladie du bisou


Quels sont les signes de la mononucléose infectieuse ?

 

Lors d’un premier contact avec le virus d’Epstein-Barr, je peux n’observer aucun symptôme particulier. Néanmoins, il est possible qu’en cas de primo-infection, le virus provoque une mononucléose infectieuse qui s’accompagne de nombreux symptômes variés et souvent marqués. À noter que le temps d’incubation de la mononucléose infectieuse est long (quatre à huit semaines) avant l’apparition de symptômes.

Quand je suis atteint de mononucléose infectieuse :

  • Je subis généralement une grande fatigue généralisée (asthénie) avec une perte d’appétit ;
  • Je peux avoir de la fièvre (plus de 39 °C) pendant une à deux semaines ;
  • Une toux peut se développer ;
  • Je peux souffrir de maux de tête (céphalées) ;
  • Je peux ressentir des douleurs musculaires (courbatures) en cas de mononucléose ;
  • J’observe que mes ganglions peuvent être gonflés et douloureux au niveau du cou et de l’arrière du cou ;
  • Je peux développer une rhinite et/ou une angine douloureuse : ma gorge peut être rouge ou présenter des dépôts blancs à l’extérieur (fausses membranes). À cause de l’angine, je peux avoir des difficultés à déglutir ;
  • Je peux ressentir des nausées.

De façon interne, le volume de la rate ou celui du foie peuvent augmenter. Dans de plus rares cas, si j’ai une mononucléose infectieuse, je peux développer une éruption cutanée sur le tronc, les cuisses ou les bras. Il est également possible d’observer un gonflement des paupières.


En cas de mononucléose infectieuse, je peux ressentir ces symptômes pendant deux à trois semaines, voire plus.


Chez l’enfant, les symptômes d’une mononucléose infectieuse sont nettement moins marqués, ce qui fait que la maladie peut passer inaperçue.



Comment puis-je attraper la mononucléose ?


Rappelons que la mononucléose infectieuse est une maladie virale provoquée par le virus d’Epstein-Barr, un virus de la famille des herpès virus. Se pose alors la question de savoir comment attrape-t-on ce virus.

Essentiellement, le virus d’Epstein-Barr se transmet par la salive :

  • Par projections de salive (toux et éternuement) : si je reçois les projections de quelqu’un infecté par le virus, je peux être infecté par le virus à mon tour ;
  • Par un contact direct intime : c’est notamment par ce mode de contagion que découle le surnom de la mononucléose infectieuse comme étant « la maladie du baiser », « la maladie des amoureux » ou encore « la maladie des fiancés ».

Une personne est susceptible de rester contagieuse jusqu’à six mois après avoir été infectée. Les risques de contagions restent néanmoins maximaux durant la phase aiguë de la maladie, quand les symptômes sont encore marqués.

Une fois l’introduction du virus dans l’organisme, celui-ci va pénétrer et se multiplier dans les lymphocytes B (globules blancs permettant la fabrication des anticorps) : c’est un syndrome mononucléosique sanguin caractéristique, entre autres, de la mononucléose infectieuse.

Il est fréquent que l’on soit en contact avec ce virus étant enfant : je peux avoir été contaminé par le virus d’Epstein-Barr sans m’en être rendu compte et ainsi être immunisé contre la mononucléose infectieuse sans avoir déclaré la maladie. En effet, une récidive de la mononucléose infectieuse n’est pas possible grâce aux anticorps développés pendant la primo-infection.

Cependant, si je n’ai pas été exposé au virus étant enfant, je suis à même d’être primo-infecté pendant l’adolescence ou au début de l’âge adulte, en particulier lors de contact direct avec d’autres personnes. Ce cas de figure est plus fréquent dans les pays développés où le développement des mesures d’hygiène tend à faire diminuer le nombre d’enfants touchés et immunisés à la mononucléose infectieuse.

Que faire en cas de mononucléose infectieuse ?



La prise en charge de la mononucléose infectieuse


Si je pense être atteint d’une mononucléose infectieuse, je peux confirmer le diagnostic avec des tests sérologiques qui mettront en évidence la présence ou l’absence d’anticorps spécifiques à cette maladie. Ces analyses sanguines permettent également de mettre en évidence un syndrome mononucléosique grâce à l’observation de modifications éventuelles des globules blancs.

Si je suis bien atteint(e) de mononucléose infectieuse, je consulte mon médecin pour obtenir un arrêt de travail. Une telle maladie provoquant des symptômes lourds, il est essentiel de se reposer pendant les quelques semaines de convalescence d’une mononucléose.

Si je constate que j’ai des difficultés à respirer et une difficulté prononcée pour avaler, je n’hésite pas à consulter un médecin rapidement. De même, en cas de violentes douleurs au ventre du côté gauche (rate), je consulte un médecin en urgence afin d’identifier et traiter rapidement d’éventuelles complications : une échographie ou scanner pourront alors être réalisés pour vérifier l’état de la rate. 

Une raideur ou des douleurs inhabituelles dans la nuque peuvent pareillement être des signes alarmants, symptômes d’une méningite : dans ce cas, je consulte un médecin en urgence.

Enfin, si jamais je ne constate aucune amélioration de mon état de santé général après deux à trois semaines, j’en fais part à mon médecin.

Si je suis enceinte et que je suis atteinte de mononucléose infectieuse, mon enfant ne risque rien. En effet, cette maladie ne provoque pas de complications fœtales.




Mononucléose infectieuse : quelles conséquences ?


Dans la majorité des cas, la mononucléose infectieuse est une maladie bénigne. Bien que les symptômes puissent être longs et marqués, ils finiront par se dissiper et le patient se rétablira sans séquelles.

Néanmoins, dans de rares cas, il est possible que la mononucléose infectieuse occasionne des complications qui peuvent être graves :

  • Anémie ;
  • Atteinte du foie : cette complication de la mononucléose infectieuse peut donner lieu à une jaunisse ;
  • Atteinte cardiaque ;
  • Complications neurologiques comme une encéphalite ou une méningite si le virus atteint le cerveau ;
  • Obstruction des voies respiratoires supérieures (difficultés respiratoires) ;
  • Rupture spontanée de la rate occasionnant des douleurs abdominales : cette complication de la mononucléose infectieuse doit être traitée en urgence et nécessite une opération chirurgicale.

 

 



Quel traitement en cas de mononucléose infectieuse et comment limiter la transmission ?

le traitement de la mononucléose repose sur du repos


Il est difficile de se prémunir contre une mononucléose infectieuse. Ainsi, une fois le virus attrapé, la maladie se développera d’elle-même. 



Traitement de la mononucléose


Tout d’abord, il est important de rappeler que la mononucléose infectieuse est une maladie virale. Ainsi, les antibiotiques sont inefficaces (les antibiotiques sont prescrits dans le cas d’une maladie bactérienne).

Cependant, au-delà des antibiotiques, il n’existe aujourd’hui aucun traitement spécifique pour guérir plus rapidement de la mononucléose infectieuse.


Phase de repos

Après une période de convalescence de trois à quatre semaines, la guérison viendra naturellement. Du repos est majoritairement conseillé pour aider l’organisme à guérir. De plus, tout effort physique est à éviter pendant la convalescence ainsi que durant plusieurs mois suivant la guérison, en particulier pour soulager la rate et éviter une rupture de celle-ci.


Médicaments conseillés en cas de mononucléose

Si je ne peux pas accélérer ma guérison, je peux néanmoins prendre des médicaments pour adoucir les différents symptômes. Ainsi des antalgiques et des antipyrétiques (paracétamol, ibuprofène) peuvent m’être prescrits afin de faire baisser la fièvre et soulager mes douleurs éventuelles (angine, douleurs musculaires…). Je peux par ailleurs acquérir un humidificateur d’air pour éviter d’accentuer mon mal de gorge avec de l’air trop sec et trop chaud.


En cas de symptômes de la mononucléose trop marqués ou de complications, mon médecin pourra me prescrire des corticoïdes afin de mieux supporter les symptômes au quotidien pendant ma convalescence. Enfin, des complications peuvent nécessiter une intervention chirurgicale (retrait des amygdales ou splénectomie par exemple).




Peut-on prévenir la mononucléose infectieuse ? 


Si je suis atteint de mononucléose infectieuse, il est important que j’adopte les bons gestes durant ma convalescence ainsi que plusieurs mois après ma guérison dans le but d'éviter de transmettre la maladie à autrui. En effet, la mononucléose infectieuse est très contagieuse et le reste même une fois que je suis guéri.

Si je suis ou ai été atteint par la mononucléose infectieuse depuis moins de six mois :

  • J’évite d’embrasser mes proches.
  • J’aère chez moi quotidiennement.
  • J’utilise des mouchoirs en papier à usage unique.
  • Je nettoie fréquemment les objets que j’utilise régulièrement comme mon téléphone ou le clavier de mon ordinateur.
  • Je me lave les mains souvent (pour cuisiner, avant les repas, après m’être mouché, après avoir toussé…).
  • Je range ma brosse à dents loin de celles des autres membres du foyer.
  • J’utilise du linge de toilette propre.

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Sources :