L'équipe de rédaction MEDADOM mardi 26 décembre 2023

Les approches douces : comment s'adaptent-elles à la pédiatrie ?

Selon une enquête Harris Interactive menée en 2019, près de 9 français sur 10 pensent que les médecines douces sont utiles. En Suisse, ce sont près de 38 % des jeunes de moins de 15 ans qui déclaraient avoir eu recours à la médecine douce en 2017. Si certaines médecines alternatives restent déconseillées pour les enfants, d’autres offrent un soutien bienvenu en cas de trouble bénin. Les pédiatres s'inscrivent également dans cette approche par le biais de ce que l’on appelle la pédiatrie intégrative. MEDADOM vous informe sur le rôle des médecines douces chez les enfants, quelles pratiques choisir et à partir de quel âge elles peuvent être envisagées.

 

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Quel est le rôle d'un pédiatre ?

 

Le pédiatre, spécialiste dédié à la santé des enfants et des adolescents, se distingue du médecin généraliste par sa formation approfondie et son expertise ciblée. Alors que le généraliste couvre un large éventail de pathologies pour tous les âges, le pédiatre se concentre exclusivement sur les besoins spécifiques des jeunes patients, depuis la naissance jusqu'à l'adolescence.

 

Les parents ont souvent recours au pédiatre pour des consultations régulières, des vaccinations, des problèmes de croissance et de développement, ainsi que pour des maladies infantiles spécifiques. Cependant, dans certains cas, une coordination entre le médecin généraliste et le pédiatre est nécessaire. Le généraliste intervient pour des problèmes de santé courants ou lorsqu'une approche globale est nécessaire pour la famille entière. Le pédiatre, lui, sera davantage recommandé lorsqu'un trouble est spécifiquement lié aux enfants.

La décision de consulter l'un ou l'autre dépend donc de la nature et de la complexité de l'état de santé de l'enfant.



Pourquoi opter pour la médecine douce pour les enfants ?

 

La médecine douce offre de nombreux bienfaits pour les enfants, notamment en termes de santé mentale, de renforcement du système immunitaire et de gestion de la douleur. Les différentes pratiques conseillées comme l’acupuncture ou l’ostéopathie sont souvent moins invasives que les traitements conventionnels, ce qui les rend plus séduisantes pour les parents et les jeunes patients.

 

Leur approche holistique considère également l'enfant dans sa globalité, en prenant en compte ses émotions, son environnement et son mode de vie. Les médecines douces sont aussi généralement bien tolérées par les enfants, réduisant ainsi les effets secondaires possibles associés à la prise de certains médicaments.

 

La médecine douce offre de nombreux bienfaits pour les enfants, notamment en termes de santé mentale.

Si elles peuvent apporter un soutien indéniable dans le bien-être quotidien des enfants, les médecines douces ne sont pas des substituts aux traitements médicaux prescrits par le pédiatre ou le généraliste. Elles agissent de façon complémentaire et nécessitent une mise en place et un suivi régulier par le référent de santé pour évaluer les résultats et informer des éventuelles contre-indications.

 

L’usage des médecines douces pour les enfants est-il remboursé ?

L’usage des médecines douces pour les enfants n'est généralement pas remboursé par la Sécurité sociale, car leur efficacité n'a pas été validée scientifiquement. Cependant, il existe une exception pour les séances pratiquées par un médecin conventionné. Dans ce cas, une couverture partielle de 70 % de la base de remboursement de la Sécurité sociale est envisageable. Si vous consultez un médecin généraliste ayant une formation complémentaire en médecines douces dans le cadre des soins coordonnés, une partie de vos dépenses pourrait être prise en charge.

Pour obtenir un remboursement complet ou complémentaire, vous devrez souscrire à une mutuelle offrant une couverture spécifique pour les médecines douces. En général, les organismes proposent plusieurs alternatives : soit sous forme de forfait annuel global, soit en fonction du nombre et du montant des séances réalisées chaque année.

 

 

Quels sont les différents types de médecine douce adaptés pour les enfants ? 

 

Plusieurs types de médecine douce peuvent être envisagés pour soutenir les enfants dans leur bien-être : 

 

1. L’ostéopathie

 

L'ostéopathie repose principalement sur des techniques manuelles douces et précises. Les praticiens utilisent des manipulations spécifiques pour évaluer et traiter les dysfonctionnements du corps. En se concentrant sur la structure corporelle, notamment les os, les muscles, les articulations et les tissus conjonctifs, l'ostéopathie cherche à rétablir l'équilibre et à favoriser la capacité naturelle du corps à s'auto-réguler.

Pour les nourrissons, l'ostéopathie offre une approche non invasive et adaptée. Elle peut apporter un soutien efficace en cas de pleurs excessifs, de régurgitations fréquentes, de difficultés de sommeil, de coliques ou d'autres inconforts digestifs. L'ostéopathie peut être pratiquée à tout âge, dès la naissance de l’enfant. 

 

2. La phytothérapie

 

La phytothérapie, basée sur l'utilisation de plantes médicinales, offre une approche naturelle pour soutenir la santé des enfants. Pour les plus jeunes, on privilégiera souvent des extraits de plantes sous forme de macérat ou de tisanes, adaptés à leur sensibilité.

Encore plus que les autres types de médecine douce, la phytothérapie nécessite une validation et un suivi médical, particulièrement pour les enfants. Certaines plantes peuvent en effet ne pas être adaptées à leur âge. Ainsi, l'automédication doit être évitée, et l'usage de la phytothérapie chez les enfants toujours supervisé par le professionnel de santé qui suit au quotidien votre enfant.

La phytothérapie peut s'avérer intéressante pour traiter divers problèmes chez les enfants, par exemple les troubles digestifs ou les affections ORL. Elle peut être envisagée dès l'âge de six ans, selon les plantes sélectionnées et après consultation médicale. 



3. L’hypnose

 

L'hypnose est une technique dont l’objectif est de créer un état modifié de conscience en utilisant différentes méthodes comme la fixation du regard et la concentration sur certaines parties du corps. Pour les enfants, cette approche s'appuie sur leur imagination naturelle, permettant à l'hypnothérapeute de proposer des jeux et des exercices adaptés.

Cette discipline peut être utile chez les enfants dans le traitement des troubles émotionnels (peurs, phobies, anxiété) ainsi que dans la gestion des émotions liées à des événements spécifiques de la vie de l'enfant. Il peut par exemple s’agir de la perte d’un proche, d’une séparation des parents ou encore de difficultés à l’école. L'hypnose est aussi utilisée pour aider en cas de troubles psychosomatiques, de sommeil perturbé, ou en accompagnement pendant la réalisation de soins médicaux douloureux.

L'âge optimal pour l'hypnose chez les enfants se situe autour de six ans, lorsque l'imaginaire de l’enfant est bien développé. Avant cet âge, l'hypnose peut être utilisée de manière plus informelle, en employant des stimuli comme le bercement pour mettre en condition les tout-petits avant la réalisation de gestes médicaux.



4. L’acupuncture

 

L'acupuncture, forme de médecine traditionnelle chinoise, repose sur la stimulation de points spécifiques du corps pour rétablir l'équilibre énergétique, favoriser la santé et soulager divers troubles physiques et émotionnels. Chez les enfants, elle est utilisée pour traiter une variété de troubles courants comme les difficultés de sommeil, les coliques, les reflux, l'anxiété, le stress ou encore les troubles immunitaires.

Les soins d'acupuncture peuvent débuter dès la naissance de l'enfant. Généralement, les bébés sont consultés pour la première fois dès leurs premières semaines de vie afin de soulager rapidement les problèmes émergents et d'éviter qu'ils ne deviennent chroniques. Les traitements sont adaptés à l'âge et à la condition spécifique de l'enfant.

Le processus débute par un bilan de santé global de l'enfant, où les parents fournissent des informations sur l'historique médical de l'enfant, ses habitudes, le contexte de la grossesse, etc. Ensuite, la pose des aiguilles est effectuée, en utilisant des instruments adaptés et sécuritaires pour stimuler les points d'acupuncture. Selon l'âge et la réceptivité de l'enfant, différentes techniques sont employées. Enfin, un massage doux est réalisé sur certaines parties du corps de l'enfant pour compléter le traitement.

 

5. La sophrologie 

 

La sophrologie, technique de développement personnel, vise à harmoniser le corps et l'esprit par des exercices de respiration, de relaxation et de visualisation. Adaptée aux enfants, elle favorise leur équilibre émotionnel et mental.

Cette discipline offre des outils précieux pour aider les enfants à gérer le stress, à améliorer leur concentration, à développer leur confiance en eux et à mieux gérer leurs émotions. Par le biais d'exercices ludiques et adaptés à leur âge, la sophrologie permet aux enfants de se connecter à leur monde intérieur et d'apprendre à se détendre. Habituellement, on conseille les séances de sophrologie lorsque l’enfant atteint l’âge de six ans, lorsqu’ils sont aptes à décrire de façon précise leurs ressentis, émotions et sentiments.


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Sources :