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Chlamydia : symptômes, causes, dépistage et traitement
Quels sont ses symptômes, comment se passe le test de dépistage et comment la traiter ?

La chlamydia est une infection sexuellement transmissible très courante en France, qui touche principalement les hommes et les femmes de moins de 25 ans. Selon les chiffres de Santé Publique France, le nombre de diagnostics d’infections à chlamydia a augmenté de près de 30 % entre 2017 et 2019. Découvrez ce qu’est la chlamydia, quels sont ses symptômes, comment se faire dépister et comment prévenir efficacement l’infection

Qu’est-ce que la chlamydia et quels sont ses symptômes ?

 

La chlamydia fait partie des infections sexuellement transmissibles (IST) les plus courantes. Elle touche principalement les personnes de moins de 25 ans et est constituée d’une bactérie, la chlamydia trachomatis. En 2018, 133 000 infections à chlamydia ont été recensées en France. Le taux s’élève à 202 infections pour 100 000 habitants pour les personnes âgées de 15 ans et plus (285 pour 100 000 pour les femmes et 112 pour 100 000 pour les hommes).

Les symptômes de la chlamydia peuvent passer inaperçus


Les symptômes de la chlamydia chez les femmes

 

Lorsque j’ai la chlamydia, je ressens des symptômes légers qui peuvent se prolonger dans le temps. La période d’incubation est généralement de 2 à 3 semaines après l’infection mais les symptômes peuvent mettre jusqu’à 6 semaines avant d’apparaître.

Si je suis une femme, je peux notamment observer des pertes vaginales de couleur blanche inhabituelles, souffrir de douleurs et de brûlures à la miction ainsi que pendant les rapports sexuels, et avoir des saignements légers entre les règles ou après les rapports. Je peux aussi avoir des douleurs au niveau du bas du ventre ainsi que des douleurs rectales.

 

 

Les symptômes de la chlamydia chez les hommes

 

Si je suis un homme, les symptômes de la chlamydia se caractérisent par un écoulement par le pénis ou le rectum, des brûlures à la miction, ainsi que des douleurs rectales et au niveau des testicules.

En général, la chlamydia engendre des symptômes légers qui peuvent même passer inaperçus dans certains cas, d’où l’importance du dépistage. En cas d’infection intense, les symptômes s’accompagnent de fièvre, de douleurs au niveau du bas du ventre et de saignements entre les règles.

 

La chlamydia, première cause d’infertilité en France chez les femmes 

La chlamydia passe très souvent inaperçue chez les femmes, tant les symptômes peuvent être minimes ou ne pas susciter d’inquiétude. Cependant, non traitée, la chlamydia peut engendrer l’apparition d’autres troubles comme une réaction inflammatoire au niveau des trompes de Fallope, dont le fonctionnement optimal est essentiel lorsque l’on souhaite avoir un enfant. L’inflammation engendre une obstruction des trompes, empêchant l’ovule d’être fécondé dans l’utérus. L’infection à chlamydia, en plus de provoquer la stérilité, favorise également les grossesses extra-utérines.

 

 

Causes, test et dépistage de la chlamydia

 

La chlamydia se transmet par les rapports sexuels avec une personne infectée. Elle peut se produire pendant les préliminaires, en cas de rapports sexuels non protégés ainsi que par contact avec les sécrétions vaginales ou le sperme. Tous les types de rapports sont concernés : vaginaux, oraux et anaux. 

 

Je suis plus à risque d’attraper la chlamydia si j’ai des rapports sexuels non protégés, que j’ai plusieurs partenaires sexuels ou que j’ai déjà eu une infection à chlamydia ou une autre IST. Enfin, je suis également plus à risque si j’ai entre 15 et 29 ans.

 

Si j’ai eu des relations sexuelles à risque, que j’ai moins de 25 ans et que je suis enceinte ou que j’ai un nouveau partenaire, il m’est conseillé de me faire dépister dans un centre de dépistage. L’infection à chlamydia pouvant passer relativement inaperçue, le dépistage est essentiel pour pouvoir détecter la maladie à temps et éviter la contamination d’autres personnes. En cas de résultat positif au test, je dois en informer toutes les personnes qui ont pu être susceptibles d’être contaminées durant les 12 derniers mois. À noter que je peux attraper la chlamydia plusieurs fois et que le risque augmente si je l’ai déjà eu par le passé.

 

 

Comment se passe le dépistage ?

 

Le test pour détecter la chlamydia s’effectue par un médecin ou une sage femme. Si je suis un homme, le test consistera en une simple analyse d’urine, associée ou non selon les cas à un prélèvement local. Si je suis une femme, le professionnel de santé effectuera un prélèvement vaginal ou urinaire si celui-ci n’est pas possible. Le test de dépistage de l’infection à chlamydia permet également de rechercher la présence d’une autre infection qui peut avoir des symptômes proches : la gonococcie.

 

 

La solution des autotests


Si je ne souhaite pas me faire dépister par un professionnel de santé, je peux aussi avoir recours à un autotest proposé dans certains lieux de dépistage. Pour plus de simplicité,  je peux  téléconsulter avec MEDADOM et obtenir une ordonnance en ligne rapidement. Rappelons que sans ordonnance, les examens médicaux que je pratiquerai ne seront pas pris en charge par la Sécurité Sociale

Traitement et prévention de la chlamydia

 

Lorsqu’elle n’est pas traitée, la chlamydia chez les femmes peut entraîner de nombreuses complications parmi lesquelles une infection du col de l’utérus, une salpingite, une inflammation du pelvis. Cette dernière complication est celle qui a le plus de conséquences, puisqu’elle peut empêcher la fertilité, provoquer des douleurs au niveau du bas ventre et augmenter le risque de grossesse extra-utérine. 

 

Chez les hommes, une infection à chlamydia non traitée peut entraîner une inflammation des testicules et épididymes, une inflammation de la prostate ainsi qu’un syndrome de Fiessinger Leroy Reiter qui associe plusieurs symptômes (lésions de la peau, rhumatisme, conjonctivite et urétrite).

 

Une fois le dépistage effectué et le diagnostic posé, le traitement de la chlamydia repose sur la prise d'antibiotiques ciblés et la mise en place de recommandations pour en limiter l’apparition et rompre la chaîne de contamination :

 

 

Traitement par antibiotiques et rupture de la chaîne de transmission

Pour se protéger de la chlamydia, le préservatif reste la seule option

Pour traiter la chlamydia, mon médecin me prescrira un traitement antibiotique à base d'azithromycine en dose unique ou de doxycycline à prendre matin et soir pendant 7 jours.

Si le traitement par antibiotique est indispensable pour éliminer l’infection, il est essentiel de dépister et de traiter tous les partenaires ayant été en contact avec moi dans les 12 derniers mois pour éviter la transmission de l’infection à d’autres personnes. 

 

Pour que le traitement de l’infection soit optimal, je dois veiller à bien respecter la dose et la durée du traitement antibiotique, surtout si celui-ci doit être prolongé dans le temps. Comme tout traitement antibiotique, je ne l’arrête pas en cours de route même si les symptômes sont moins présents ou ont totalement disparu pour éviter les récidives et le développement de résistances aux molécules contenues à l’intérieur. Je préviens également le plus rapidement possible mon ou mes partenaires afin qu’ils puissent également se faire dépister et traiter si l’infection a été détectée. 

 

Enfin, j’évite tout rapport sexuel pendant toute la durée du traitement, ou je veille à bien me protéger. À la fin du traitement, il m’est conseillé d’effectuer un autre test de dépistage au moins 3 semaines après pour vérifier que le traitement a bien fonctionné et pour éliminer tout risque de réinfection. 

 

 

Comment prévenir l’infection à chlamydia ? 

 

Prévenir l’infection à chlamydia passe par l’utilisation d’un préservatif à chaque rapport., qu’il soit masculin ou féminin. 

Notons que le préservatif est le seul rempart possible pour éviter l’infection à chlamydia. Les autres moyens de contraception comme l’implant, la pilule ou encore le stérilet ne protègent pas contre les infections à chlamydias et plus généralement contre les infections sexuellement transmissibles (IST). 

 

En complément de l’utilisation du préservatif, des mesures d’hygiène peuvent aussi être mises en place afin de prévenir l’infection. Je veille ainsi au quotidien à éviter au maximum les douches vaginales, et à utiliser un soin d’hygiène intime adapté au pH neutre pour nettoyer la zone externe. J’évite l’utilisation des gants de toilette, qui participent au développement des bactéries, et je sèche bien la zone après le rinçage.

 

Vous avez eu récemment un rapport sexuel à risque et présentez des symptômes de la chlamydia ? Inscrivez-vous sur notre plateforme MEDADOM pour être mis en relation avec un médecin agréé à l’Ordre des Médecins dans un délai moyen de 10 minutes. Il vous orientera et vous conseillera sur la marche à suivre selon votre situation.

 

Sources :