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Crise d’asthme : définition, symptômes, causes et traitement
Mieux vivre avec l'asthme, c'est possible

Affection chronique très fréquente, l’asthme concerne plus de 4 millions de personnes en France. Si la crise asthme touche généralement les enfants, la prévalence chez l’adulte atteint 6,7 %. En 2019, la maladie a provoqué près de 460 000 décès. On vous en dit plus sur l’asthme, ses différentes causes possibles, quels sont les symptômes d’une crise et comment mieux vivre avec la maladie.

Définition de l’asthme et de la crise d’asthme, causes et facteurs de risque 

 

L’asthme est un trouble chronique de type inflammatoire qui affecte les bronches. Il provoque de nombreux symptômes caractéristiques : essoufflement, toux, respiration difficile et sifflante, difficultés à respirer… L’asthme peut être héréditaire, ou apparaître à la suite d’une exposition à certains allergènes comme les poils d’animaux, les acariens ou encore les pollens. Ces derniers sont très fréquents en automne et au printemps et sont souvent associés à une rhinite allergique. 

Si je souffre d’asthme, je peux régulièrement faire des crises d’asthme en l’absence de traitement de fond. Celle-ci se matérialise par une contraction de mes bronches suite à l’exposition à l’allergène et aggrave la gêne respiratoire. Dans certains cas, il s’agit d’une urgence médicale.



Les causes de l’asthme et de la crise d’asthme

La crise d’asthme touche en général les enfants

 

Les causes de l’asthme et de la crise d’asthme peuvent être multiples. On observe tout d’abord un lien héréditaire, surtout dans l’entourage proche comme les parents ou les frères et sœurs. L’asthme peut être présent dès le plus jeune âge, ou apparaître plus tard. Il est aussi plus fréquent dans les milieux urbains, en raison notamment de la pollution atmosphérique. Enfin, l’asthme dit allergique est causé par une exposition à un allergène, que l’organisme perçoit comme une menace.  



Quels sont les facteurs de risque de l’asthme et de la crise d’asthme ?

 

Je suis donc plus à risque de devenir asthmatique si j’ai une prédisposition génétique dans ma famille, ou si je suis régulièrement en contact avec des allergènes. Dans la maison, il peut s’agir des acariens, de la poussière ou encore des moisissures. À l’extérieur, l’exposition aux particules fines et à la fumée du tabac contribue à l’apparition d’asthme. C’est aussi le cas sur mon lieu de travail, si je suis exposé à des produits chimiques. Les pollens, responsables des symptômes de la rhinite allergique, peuvent également engendrer de l’asthme et une crise pendant les périodes les plus à risque. 

Enfin, je suis plus susceptible de faire de l’asthme si dans mon enfance si j’ai souffert de conjonctivite allergique, de prématurité ou encore de bronchiolites répétées.



 

Quels sont les symptômes de l’asthme et comment reconnaître une crise d’asthme ?

 

Le premier symptôme de l’asthme se manifeste par une sensation intense d’essoufflement. Je peux en cas de crise me sentir oppressé(e) et avoir soudainement du mal à respirer correctement. Je peux aussi tousser et ma respiration peut devenir sifflante. Ces signes peuvent être accentués si je suis malade (rhume, grippe…) et que l’air extérieur est froid, notamment en hiver. L’exposition à la fumée du tabac et aux produits chimiques intensifie également les symptômes.

En général, les manifestations de l’asthme se font ressentir le plus fréquemment pendant la nuit ou tôt le matin, mais elles peuvent survenir à tout moment à divers degrés selon la situation. 

En cas de crise d’asthme, les symptômes apparaissent de manière progressive. Mon nez commence à couler, j’éternue, et je ressens des picotements dans ma gorge dès les premières minutes après l’exposition à l’allergène jusqu’à plusieurs heures après. 

La gêne respiratoire se fait ensuite de plus en plus forte, accompagnée d’un essoufflement, d’une toux sèche puis grasse. J’ai de plus en plus de mal à respirer, et ma respiration devient sifflante. Une crise peut durer de quelques minutes à plusieurs jours, selon si un traitement est suivi ou si un bronchodilatateur peut être utilisé rapidement. 

 

Asthme et COVID-19 : quels risques ?

Quand on souffre d’asthme, on peut logiquement se poser la question de savoir s’il existe un risque plus important lorsque l’on est atteint du virus de la COVID-19, qui touche les voies respiratoires. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, avoir de l'asthme ne rend pas plus vulnérable face au virus. En revanche, pour éviter toute complication en cas d’infection, plusieurs recommandations sont indiquées. Tout d’abord, un suivi strict du traitement de l’asthme est préconisé. Ensuite, il est conseillé d’agir rapidement en cas d’aggravation ou de modification des symptômes habituels, de pratiquer au minimum 30 minutes d’activité physique par jour, d’arrêter de fumer et d’éviter toute exposition à la pollution.

Certaines personnes peuvent également s’interroger sur la présence de symptômes de l’asthme qui sont aussi typiques de la COVID-19. Pour bien différencier les deux, il faut se remémorer que la crise d’asthme disparaît après l’utilisation d’un bronchodilatateur, ce qui n’est pas le cas lorsque l’on attrape le virus. L’asthme n’est pas non plus associé à d’autres symptômes caractéristiques de la COVID, comme les maux de tête, la fièvre ou encore la perte de goût et d’odorat.

Traitement de l’asthme et prévention 

 

Le traitement de l’asthme débute tout d’abord par sa détection ! En effet, de nombreuses personnes souffrent d’asthme, mais ne consultent pas, car les signes sont légers ou ponctuels. En cas de toux sèche persistante, d’essoufflement, de respiration sifflante ou de sensation d’oppression, il est conseillé d’en parler rapidement à mon médecin. Le diagnostic de l’asthme repose sur une série de questions visant à identifier le contexte de l’apparition des symptômes. Des examens complémentaires sont ensuite réalisés chez un allergologue ou un pneumologue. Ces tests ont pour objectif de mesurer mes capacités respiratoires et servent également à estimer l’évolution de la maladie en cas d’asthme avéré.

À ce jour, il n’existe aucun traitement pour guérir complètement de l’asthme. La maladie peut être entrecoupée de périodes plus calmes, notamment si l’exposition à l’allergène est stoppée ou si le traitement de fond de l’asthme est suivi de manière rigoureuse.

Si je suis asthmatique, je n’aurai pas forcément besoin de suivre un traitement. Celui-ci dépendra principalement du degré de sévérité de l’asthme, et de mes résultats aux tests respiratoires. En revanche, si je fais souvent des crises d’asthme, le traitement est indispensable pour limiter leur fréquence et leurs effets.

Il existe plusieurs types de médicaments contre l’asthme :



Les corticoïdes, à prendre en inhalation ou par voie orale

 

Présentés sous forme d'aérosol, de comprimés ou d’inhalateur, les corticoïdes sont indispensables dans le traitement de fond de l’asthme. Ils doivent être pris tous les jours et aident à limiter l’inflammation des bronches, ce qui facilite la respiration. 

Les corticoïdes diminuent également la sensibilité aux allergènes, réduisant de ce fait la fréquence des crises d’asthme. Lorsque je débute un traitement de fond aux corticoïdes, je dois attendre quelques semaines avant de constater les premiers résultats. Il est donc indispensable que je continue le traitement même si je ne vois pas d’amélioration.

Les corticoïdes par voie orale, moins utilisés, sont réservés aux formes d’asthme sévères, car ils sont associés à davantage d’effets indésirables.



Les bronchodilatateurs

Un médicament contre l’asthme peut être l’inhalation de corticoïdes

Utilisés en traitement de fond de l’asthme, les bronchodilatateurs ont un effet sur les muscles présents autour des bronches : en les relâchant, ils libèrent le passage de l’air et facilitent ainsi la respiration. Ils s’emploient en inhalation et doivent être administrés en général matin et soir, comme les corticoïdes.


Quels réflexes adopter en cas de crise d’asthme ?


En cas de crise d’asthme, les bronchodilatateurs sont essentiels pour respirer de nouveau correctement. C’est pour cela que si je souffre d'asthme, il est toujours recommandé d’en avoir un à portée de main. Les bronchodilatateurs en cas de crise s'utilisent dès les premiers signes, en prenant une à deux bouffées. Au bout de 10 à 15 minutes, si les symptômes persistent, je peux renouveler l’opération en ne dépassant pas 6 à 8 bouffées au total.

Je dois également m’éloigner le plus rapidement possible de l’allergène qui a causé ma crise, de la fumée du tabac, du froid ou encore des produits chimiques.

Si la crise d’asthme ne passe pas après 30 minutes et que j’ai toujours du mal à respirer, je contacte immédiatement le SAMU ou je me rends au service des urgences le plus proche de moi.

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Sources :