Douleur, rayons, résultats : 10 questions sur la mammographie

Vous avez reçu votre invitation au dépistage, mais quelques doutes vous retiennent encore ? Vous n'êtes pas la seule. Voici des réponses claires aux questions que beaucoup de femmes se posent en silence.

 

Pendant et après l'examen

 

1. « Est-ce que ça fait mal ? » 

La mammographie peut être inconfortable, parfois un peu douloureuse. La sensation varie d'une femme à l'autre.
La compression du sein ne dure que quelques secondes par cliché. Elle est nécessaire pour obtenir des images nettes et réduire la dose de rayons X.

Quelques conseils pratiques

  • Si vous avez encore vos règles, prenez rendez-vous plutôt dans la semaine qui suit leur fin : les seins sont souvent moins sensibles.

  • Signalez votre gêne au manipulateur ou à la manipulatrice radio : il ou elle peut adapter la compression dans la mesure du possible.

 

2. « Les rayons X, ce n'est pas dangereux ? »

La dose reçue lors d'une mammographie est faible, et les appareils utilisés dans le dépistage organisé sont contrôlés régulièrement.

Les autorités de santé (HAS, INCa) considèrent que, pour les femmes de 50 à 74 ans, le bénéfice d'un dépistage tous les deux ans est supérieur au risque lié à l'exposition aux rayons. C'est aussi pour cette raison qu'il n'est pas recommandé de multiplier les mammographies sans indication médicale.

 

3. « Comment me préparer ? »

Infographie Mammographie

 

4. « On m'a rappelée après l'examen. Dois-je m'inquiéter ? »

Un rappel ne signifie pas que vous avez un cancer. Des examens complémentaires (clichés supplémentaires, échographie) sont parfois nécessaires pour préciser une image ou lever un doute.

Après ces examens, la plupart des anomalies se révèlent bénignes. Si vous êtes inquiète, n'hésitez pas à poser vos questions au radiologue ou à votre médecin.

 

5. « Le dépistage est-il fiable à 100 % ? »

Non, et il est important de le savoir. Le dépistage présente des limites, que l'INCa décrit clairement :

Les faux positifs une image suspecte peut se révéler bénigne après des examens complémentaires.
Les cancers de l'intervalle un cancer peut apparaître entre deux mammographies.
Le surdiagnostic certains cancers détectés n'auraient peut-être jamais évolué, mais on ne sait pas aujourd'hui les distinguer avec certitude.

 

Pour limiter les erreurs, le dépistage organisé prévoit une seconde lecture : si aucune anomalie n'est repérée à la première lecture, les clichés sont relus par un second radiologue.

Entre deux dépistages, restez attentive. Tout changement inhabituel d'un sein (boule, modification de la peau ou du mamelon, écoulement, rétraction, changement de forme) doit conduire à consulter, même si votre dernière mammographie était normale.

 

Avant de prendre rendez-vous

 

6. « En réalité, j'ai surtout peur qu'on trouve quelque chose. »

Cette peur est très fréquente et tout à fait compréhensible. Ne pas faire l'examen ne réduit pas le risque de cancer du sein : cela peut en retarder la détection.

Dans la très grande majorité des cas, la mammographie de dépistage est normale. Et si une anomalie est détectée, la repérer tôt permet d'agir dans de meilleures conditions.

 

7. « J'ai égaré mon invitation (ou je ne l'ai jamais reçue). Comment faire ? »

Pas de panique. Vous pouvez :

  • consulter votre compte Ameli pour retrouver votre invitation si elle y est encore disponible ;

  • contacter votre médecin traitant, qui peut désormais la rééditer ; 

  • si vous n'avez pas de médecin traitant, contacter votre caisse d'Assurance Maladie au 36 46 pour obtenir une réédition.

Dans le cadre du dépistage organisé, la mammographie et l'examen clinique sont pris en charge à 100% par l'Assurance Maladie, sans avance de frais.

 

Qui est concerné ?

 

8. « Personne n'a eu de cancer du sein dans ma famille. Suis-je concernée ? »

Oui. Selon l'INCa, seuls 5 à 10 % des cancers du sein sont liés à une prédisposition génétique héréditaire.

Le principal facteur de risque est l'âge : près de 80 % des cancers du sein surviennent après 50 ans.

 

9. « Je n'ai aucun symptôme. À quoi bon ? »

C'est justement le but du dépistage : repérer une anomalie avant qu'elle ne provoque des symptômes.

Selon l'Assurance Maladie, un cancer du sein détecté tôt peut être guéri dans 9 cas sur 10. Selon l’INCA, 99 femmes sur 100 sont encore en vie à 5 ans lorsqu’un cancer est détecté précocement. 

 

10. « J'ai moins de 50 ans (ou plus de 74 ans). Que faire ? »

Avant 50 ans, en l'absence de facteur de risque particulier, un dépistage systématique par mammographie n'est pas recommandé. Après 74 ans, le dépistage est individualisé. En cas de risque élevé ou très élevé, le suivi est adapté à la situation avec votre médecin.

Quel que soit votre âge, l'INCa recommande un examen clinique des seins par un professionnel de santé une fois par an dès 25 ans.

 

En résumé

 

Douleur, rayons, rappel : connaître le déroulement de l'examen permet souvent d'y aller plus sereinement. Et si votre invitation attend dans un tiroir, Octobre Rose est peut-être le bon moment pour la ressortir.

Une question sur le dépistage ou sur votre suivi ?
Les médecins MEDADOM vous répondent en téléconsultation, de 6h à 23h, 7j/7. Consultation remboursable.

 

 

 

Sources